vendredi 23 septembre 2016

L'histoire derrière l'image #07


À chaque année, je me déplace sur la côte de Beaupré pour photographier les ours noirs. Cette année n'y faisait pas exception. Je convie mon stagiaire Gabriel à une séance de repérage, en vue de 2 ateliers que je donne 2 semaines plus tard sur la photographie animalière. 

Je passe le chercher vers 3h15, et nous entamons le sentier vers 4h15. Nous marchons d'un pas lent et silencieux. Un ours peut être au tournant de n'importe quel arbre. Nous apercevons une femelle au pied d'un arbre faisant la sieste. On s'arrête. On laisse l'animal s'habituer à notre présence. On fait régulièrement craquer des branches pour que l'animal soit toujours conscient de notre présence, et non pour l'effrayer. L'ours est à 75 pieds, et se sent à l'aise. On prend quelques photos, on se déplace légèrement pour avoir un meilleur angle de vue. L'ours se lève, pousse quelques reniflements bruyants et à gratte une souche. On est maintenant trop près, elle veut que l'on s'éloigne. On recule et se met dans un endroit sécuritaire. La raison de son stress viendra nous sauter aux yeux. 2-3 minutes après cet incident, un bébé descend de l'arbre auquel la mère était couchée. Les mères ont toujours tendances à être plus stressées en présence de leur progéniture. On capte quelques images, le calme semble revenu, la mère est de nouveau à l'aise. Après quelques temps, on décide de laisser cette famille seule pour aller en voir d'autres. On rencontre quelques autres ours, plus craintif, mais on réalise tout de même quelques images.

On rebrousse chemin pour retourner à la voiture. Au même endroit ou on a croisé la mère et son bébé, on aperçois ce bébé qui descend de l'arbre. On le mitraille littéralement avec nos caméras. La scène est très belle. Le bébé emprunte le sentier. La mère doit être partie dans cette direction. Elle y était, avec un autre petit, assise près d'un arbre entrain de grignoter une branche et quelques feuilles.

On les laisse finalement tranquille, avec de bonnes images en banque.

EXIF de l'image :
Nikon D3s + 500mm F4
ISO 6400, F4, 1/800s

lundi 19 septembre 2016

Deux ajouts sur Firefox conçus pour les photographes

L'internet regorge d'outils qui sont mis à disposition des photographes. Je vous en présente 2 aujourd'hui que j'utilise fréquemment.

Who stole my pictures?


Le plug-in pour Firefox permet de retrouver toutes les images identiques qui se retrouvent sur les internets. On clique d'abord avec le bouton droit sur l'image, et ensuite on peut sélectionner le moteur de recherche à utiliser pour rechercher l'image. Le plug-in n'est pas parfait, il se peut que votre image se retrouve sur un média social par exemple et qu'il ne le détecte pas, mais il fonctionne assez bien pour ce qui est des sites web en général. Vous aurez donc accès aux sites qui contiennent la même image. 







Histogram Viewer


Un autre plug-in que j'utilise beaucoup est Histogram Viewer. Cet ajout permet de montrer l'histogramme de n'importe quelle image sur le web. C'est très pratique pour en savoir un peu plus sur l'image. Je m'en sers beaucoup lorsque des gens me demandent de critiquer leurs photos. Cela me permet, entre autre, de ne pas avoir à importer l'image dans Lightroom pour avoir accès à l'histogramme de l'image, qui me permet de montrer des points à corriger sur certaines images.






vendredi 16 septembre 2016

L'histoire derrière l'image #06


Des possibilités d'aurores boréales pour la soirée : un scénario qui arrive bien souvent, mais qui ne se réalise qu'assez rarement (du moins, dans notre région du globe). C'était le cas cette soirée de début d'août. Ayant du temps libre cette semaine là, je me dis que je prend une chance. Je quitte Lévis vers 17h et me rend dans le parc de la Jacques-Cartier. Je connais déjà l'endroit ou je désire faire mes photos ce soir là. Je m'installe peu avant le coucher de soleil, démarre la prise de vue à l'heure bleue. Une fois la noirceur bien installée, j'aperçois une lueur mauve au nord. Croyant que c'était parti, je pars les caméras. Ce ne fût qu'un bref instant, car la lueur est vite disparue. Les caméras continuent de photographier. Si je ne photographie pas d'aurores boréales, je photographierai au moins des étoiles. 

23h30 arrive, et toujours rien. Je décide de me déplacer vers le château Frontenac pour y réaliser une image de nuit bien précise que je voulais faire depuis bien des années. Je passe me chercher un lunch, et j'arrive sur place vers 1h15 du matin. Je sors l'équipement, prépare le tout, et démarre les caméras. Après une dizaine de photos, je m'aperçois qu'une lueur verte est visite derrière le château. Je vérifie sur l'une de mes caméras, c'est bel et bien le cas. Je suis entrain de photographier une aurore boréale en pleine ville! Mais quel moment!! L'adrénaline embarque, je suis tout emballé! Je réalise quelques cadrages différents, des timelapses ainsi que la photo pour laquelle j'étais venu initialement. 

Il est maintenant 4h du matin, et mes photos sont faites. Je me dis que tant qu'à être sur place, je vais en profiter pour photographier le lever de soleil. Dans l'attente du lever, je prend le temps de m'assoir un peu sur le banc qui est à côté de moi. Je devais être beau à voir, j'avais passé 8h à retoucher, 2h à photographier des portraits, et 10h à photographier la nuit. La fatigue devait bien se lire sur mon visage.

Je termine finalement vers 5h30, et un retour à la maison bien mérité.

EXIF de l'image :
Nikon D3s + 27-70mm F2.8 @ 31mm
ISO 1600, F8, 20s

mercredi 14 septembre 2016

Ultra trail Harricana 2016 - Une course de fou!

Le 9 septembre dernier, je faisais partie de l'équipe de photographe qui couvrait l'événement Ultra trail Harricana de Charlevoix. Au menu, photographies au sommet du mont Morios pour le passage durant la nuit des coureurs du 125km, et direction les Hautes-Gorges de la Malbaie pour prendre quelques coureurs de cette même étape.

Je débute l'ascension vers le sommet du mont Morios vers 16h30 le vendredi soir. Mon sac pèse lourd, environ 45 livres d'équipements. Je porte une attelle au genou, pour éviter de me reblesser comme je l'ai fait au mont du Dôme un mois auparavant. J'arrive au coucher de soleil au sommet, vers 18h30. Complètement trempe, je prend quelques images du coucher, fais le tour du secteur pour planifier mes prises de vue de nuit. Les coureurs sont sensés arriver vers 4h. Je fais sécher mon linge sur des petits arbres morts, le vent est bien présent. Je prend le temps de souper, un copieux repas composé de sandwichs et de barres énergie. Je me couche ensuite sur de la mousse, tentant de me reposer un peu pour la longue journée qui s'annonce.




2h am sonne le réveille pour moi. J'installe mes équipements, je fais différents tests. Je prévois faire un minimum de 4 scènes, et comme le moment ou je pourrai déclencher sera assez court, je capte quelques images avant que les coureurs arrivent. 3h45, le premier coureur arrive.






5h20, la majorité des coureurs sont passés. J'avais prévu de l'équipement pour les photographier au lever du soleil. Ils sont plus de 40 minutes à l'avance. Quand même fâchant d'avoir trimbaler tout cet équipement pour rien. Le lever de soleil est magnifique. Pas de nuage, mais la lumière aux tons chauds illumines les montagnes. Un délice pour les yeux.





Je redescend ensuite par le sentier plus facile, pour rejoindre ma voiture. Je prend la direction des Hautes-Gorges de la Malbaie pour rejoindre les coureurs. Les meneurs sont déjà passés, mais la majorité du groupe est derrière, ce qui me permet de réaliser quelques images intéressantes. Je suis crevé, je me couche un peu dans la voiture avant de monter au Mont Grand-Fonds.







Une belle fin de semaine, bien chargée en efforts, avec une gang incroyable. Pour voir plus de photos ainsi que les photos des autres photographes, ou encore pour obtenir plus d'informations sur l'événement, cliquez ici.

vendredi 9 septembre 2016

L'histoire derrière l'image #05



C'était au début août de cette année. Je me cherchais un nouvel endroit pour photographier la voie lactée et les étoiles. Quelques recherches sur les internets m'amène vers des informations sur le mont du Dôme, situé tout près du Mont du Lac des Cygnes (que l'on peu voir à gauche de l'image). Le sentier est beaucoup moins fréquenté que son populaire voisin, et offre un magnifique point de vue sur cette vallée.

Je quitte donc Québec en milieu d'après-midi. Je passe m'enregistrer au bureau d'accueil de la ZEC des Martres (l'enregistrement est obligatoire), et je suis déjà parti sur le sentier. Mon sac à dos doit bien faire 30 ou 35 livres. Il pèse lourd sur mes épaules : 2 trépieds, 2 boitiers, 3 objectifs, 3 litres d'eau, de la nourriture, plusieurs accessoires, des vêtements chauds pour la nuit, etc. Je suis bien content d'avoir mes bâtons de marche qui me donne un sacré coup de main sur la montée. Le sentier est bien entretenu, la montée pas trop raide, juste assez pour maintenir le rythme cardiaque. Je remarque le long du sentier des baies. Il faudra que je sois vigilent lors de la descente si je ne veux pas faire une rencontre inattendue. 

J'atteins le sommet vers 19h. Il me reste une heure devant moi avant le coucher du soleil. J'en profite pour casser la croute, faire sécher mon t-shirt, me sécher moi-même, prendre quelques clichés à l'heure dorée. Le vent est soutenu au sommet. Je cherche et trouve une roche qui me permettra (à l'aide d'une corde) de stabiliser un de mes trépieds. L'autre sera finalement stabilisé par mon sac puisqu'une seule roche était dans le secteur.

Le soleil se couche, la prise de vue débute. La nuit tombe vite, et la température aussi. Sur la route, à la radio, on y disait que les températures pourraient chuter jusqu'à 8 degrés sur Québec durant la nuit. Je me rend vite compte que j'ai peut-être un peu négliger la quantité de vêtements à apporter. J'essaie de bouger, je me réfugie dans la forêt plus dense (parmi les mulots qui se promènent autour de moi), mais j'essaie de ne pas aller trop loin car mes boitiers sont dans des emplacements plutôt... risqué. Ce que je n'ai pas mentionné, c'est que je les stabilise à cause du vent pour qu'ils ne bougent pas, mais également pour qu'ils ne tombent pas en bas de l'énorme rocher sur lequel je suis. Une chute d'environ 20 pieds les attendrait.

La nuit tombe, la voie lactée se montre. Je réalise des photos pendant environ 2h, puis remballe l'équipement. J'ai froid, mon genou me fait terriblement mal, et je commence à ressentir la fatigue. J'active de la musique sur mon téléphone. C'est mon petit truc pour émettre constamment un bruit lorsque je marche dans la noirceur. Cela permet d'avertir les animaux de notre présence avant notre arrivée. Je redescend par un autre sentier que celui par lequel je suis monté. Il est plus abrupte, mais plus court.

À mon arrivée à la voiture, je remarque qu'on a essayé d'ouvrir ma voiture. Une pièce de caoutchouc est placé sur la fenêtre du côté passager. J'en conclu que les personnes qui désiraient voler ma voiture (ou son contenu) se sont fait prendre sur le fait, laisser cette pièce en place. Il faut toujours être vigilent, et ne pas laisser de matériel de valeur dans vos voitures (dans la mesure du possible).

EXIF de l'image :
Nikon D600 + 14-24mm F2.8
ISO 3200, F2.8, 30s

jeudi 8 septembre 2016

Le travail derrière l'image

On voit de temps en temps un article sur les coûts reliés à la photographie sortir sur les médias sociaux. Combien d'argent en matériel se cache derrière une image. Certe, la photographie est un métier (ou un passe-temps) qui coûte cher. Boitiers, objectifs, trépieds, sacs photo, filtres, etc. Tous ces équipements valent une vraie fortune. Mais outre le fait que l'équipement coûte cher, qu'en est-il du travail qui se cache derrière une image? Voici quelques images ou j'expose toutes les heures de travail qui se cachent derrière celles-ci.

*Ne sont pas incluses les heures passées sur le terrain en revenant bredouille, les heures de formation, les heures d'essais et erreurs, les heures de repérage, l'expérience acquise au fil des années, etc.


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Cette photo a été prise au sommet du mont du Dôme, dans Charlevoix.

Nombre total d'images réalisées et utilisées dans cette soirée : 2
Temps de conduite pour se rendre sur place : 2h
Temps de la montée du mont : 2h
Temps de prise de vue au sommet : 5h
Temps de la descente : 1h15
Temps du retour à la maison : 2h
Temps de tri des photos : 1h
Temps de retouche de la photo : 1h
Temps total passé pour cette image : 14h15
Coût de la nourriture : 35$
Coût de l'essence : 40$
Coût de l'accès au site : 11$
Coût total des équipements utilisés pour cette image : 9 000$


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Cette photo a été prise dans la ville de Québec, après une tentative infructueuse plus tôt en soirée dans le Parc National de la Jacques-Cartier.

Nombre total d'images réalisées et utilisées durant cette soirée : 3
Temps de transport vers le Parc National de la Jacques-Cartier : 1h30
Temps de prise de vue au Parc : 5h
Temps de transport vers la ville de Québec : 1h
Temps de prise de vue dans la ville : 3h
Temps de transport vers la maison : 0h45
Temps de tri des images : 1h
Temps de retouche de l'image : 1h
Temps total passé pour cette image : 13h15
Coût de la nourriture : 40$
Coût de l'essence : 30$
Coût de la carte annuelle de la SÉPAQ : 79$
Coût total des équipements utilisés pour cette image : 12 000$


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Cette photo a été prise dans l'Archipel de Mingan, sur la côte nord.

Nombre total d'images réalisées et utilisées durant ce voyage : 15
Temps de transport vers la ville de Mingan : 12h
Temps de prise de vue sur l'île (3 jours de prise de vue) : 30h
Temps de transport vers la maison : 12h
Temps de tri des images : 3h
Temps de retouche de l'image : 1h
Temps total passé pour cette image : 58h
Coût de la nourriture : 200$
Coût de l'essence : 150$
Coût des croisières : 300$
Coût du logement : 100$
Coût total des équipements utilisés pour cette image : 18 000$


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Voilà pourquoi il n'est pas gratuit d'utiliser les images des photographes.

vendredi 2 septembre 2016

L'histoire derrière l'image #04


Ce dimanche là, je guide Jérémy, un photographe de la région de Montréal. Jérémy participe à un atelier privé que j'ai spécialement monté pour lui selon ses désirs. Nous débutons la journée à 3h15. Le lever est rude, n'ayant pas beaucoup dormi la veille. J'étais sorti faire de la photographie de nuit d'avant, et m'étant levé tard, le coucher n'est pas facile.

Nous prenons la route. J'adore aller me promener dans ces zones peu fréquentées ou seuls les bruits de la nature nous entourent. Étant sur la route, je remarque des traces d'orignal qui longe la route et qui entre dans un bûcher. J'arrête la voiture, je sors examiner le tout. En relevant les yeux, j'aperçois un porc-épic qui descend le chemin forestier.

J'avertis Jérémy. On sort les caméras. Le soleil est levé, mais toujours caché derrière les montagnes. Il y a un peu de lumière, elle est douce mais peu présente. On se place dans le sentier, le porc-épic se dirige vers nous. Je fais signe à Jérémy ; un bébé suit sa mère de près. Il la talonne, mais s'offre de petites escapades un peu plus loin permettant des photos de lui seul. La mère s'approche toujours. Elle est rendu à 5 pieds de nous. Je commence à faire du bruit, voyant que ses épines se dressent. Elle rebrousse légèrement chemin pour se diriger vers un petit arbre dans lequel elle grimpe, et ou elle commence à manger. Un beau moment!

EXIF de l'image : 
Nikon D3s + 500mm F4
ISO 6400, F4, 1/500s

vendredi 26 août 2016

L'histoire derrière l'image #03


JMon ami Éric vient me rejoindre en avant-midi chez moi et nous prenons ensuite la route. Nous nous dirigeons vers le Fjord du Saguenay, ou nous passerons les 3 prochains jours pour photographier les magnifiques paysages qui s'y trouvent. J'ai loué une belle maison pour notre plus grand confort, et surtout pour bien y prendre du repos entre les prises de vue. Le temps est très nuageux à notre départ, et l'est également à notre arrivée. Nous sommes en début d'après-midi et prenons le temps de nous installer dans la maison.

Cette soirée là, nous nous dirigeons vers la ville de La Baie pour y photographier le coucher de soleil. Lorsque l'on quitte la maison, le temps est toujours très nuageux. Selon les prévisions météo, le ciel doit se dégager dans les minutes qui suivent. On se trouve un bel endroit ou on peut descendre sur la baie glacée. Il n'y a pas vraiment de sentier et c'est sous 2 pieds de neige poudreuse que nous descendons. La région de Saguenay est la seule au Québec cette année là qui reçoit une quantité de neige normale. À Québec, on compte les centimètres au sol sur nos mains. Le soleil se pointe finalement le bout du nez. J'y trouve ce beau morceau de glace triangulaire qui me permet d'intégrer un avant-plan intéressant, tout en mettant en valeur le beau coucher de soleil et ses couleurs.

On retourne à la maison pour prendre un peu de repos et manger un bon repas, car la nuit sera courte puisque nous nous levons aux petites heures pour photographier le lever du soleil.

EXIF de l'image :
Nikon D800 + 16-35 F4 @ 29mm
ISO 100, F16, 1/30s



mardi 23 août 2016

Retour sur mon voyage photo en Gaspésie en août 2016



Je crois que je le dis dans chacun des articles que j'écris sur cette région, mais la Gaspésie est l'une des régions les plus belles du Québec, si ce n'est la plus belle! Cette année, j'y guidais un groupe de 3 européens dans le but principal de photographier la faune gaspésienne, mais également ses magnifiques paysages. Nous avons été servis en terme de météo, n'ayant que des gouttelettes  que lorsque nous étions sur la route. Les rencontres avec la faune furent également nombreuses, et le nombre d'espèces observées fût grand.

Voici un petit résumé en images de notre passage dans l'est du Québec.

Quelques phoques communs sur un rocher dans le Parc National du Bic.

Un phoque commun qui s'étire dans le Parc National du Bic.

Cerf de Virginie dans le Parc National du Bic.

Ces petites choses que l'on ne remarque que si on s'y attarde.

Matthieu (alias Laurent, spécialiste du beurre blanc) qui admire le paysage du Parc National de la Gaspésie.

Yves (alias Jean-Yves, le spécialiste de la fondue suisse) qui photographie le magnifique paysage du Parc National de la Gaspésie.

Orignal mâle observé (et photographié) à la brunante dans le Parc National de la Gaspésie.

Phoque gris aux abords de l'Ïle Bonaventure.

Matthieu qui photographie la magnifique forêt de l'Île Bonaventure. On aperçoit Anne-Lise au loin.

Phoque gris dans les vagues d'un matin pluvieux sur l'Île Bonaventure.

Les fous de bassan de l'Île Bonaventure.

Fou de bassan sur fond mauve sur l'Île Bonaventure.

Un orage se préparant au-dessus de l'océan sur l'Île Bonaventure.

Un cormoran à aigrette près des falaises du Parc National de Forillon

Anne-Lise qui photographie le magnifique paysage.

Castor photographié en déplacement entre son aire d'alimentation et sa hutte.

Fuligule à collier observé sur l'étang des castors dans les derniers rayons de soleil.

Bécasseau minuscule observé sur le chemin du retour.

Petit chevalier observé sur le chemin du retour.




Les détails du voyage photo de l'année prochaine seront annoncés à la fin novembre / début décembre.

vendredi 19 août 2016

L'histoire derrière l'image #02



Depuis le début de l'hiver 2016, j'attends la neige. On est à la mi-février, pratiquement pas de neige au sol. Début mars, un peu de neige sur Québec, mais presque rien dans les Cantons de l'Est. Je prend tout de même une chance. Cela fait quelques années que je désire me rendre au Mont Mégantic pour y photographier ses arbres givrés par le froid, la glace et la neige. Question de circonstance, je n'ai pu m'y rendre avant cette année, et il fallait que cette année soit très pauvre en précipitation de neige. Je me dis tout de même que même si je ne réalise pas d'images, la sortie en montagne sera plaisante, bon pour le corps et me fera découvrir un nouveau coin de pays.

Je quitte donc mon chez-moi vers 10h du matin. Belle surprise... En préparant la voiture la veille (car ma voiture est mon lieu de sommeil lorsque je voyage), j'ai oublié les lumières allumées. Résultat : la batterie est morte. Le voyage commence bien! Je quitte donc vers 11h, le temps de trouver mes câbles, de laisser la batterie se charger (une chance que ma conjointe est à la maison), et de partir la voiture. Le parc est assez loin, un bon 2h30-3h de route est nécessaire pour s'y rendre.

Arrivé à bon port, j'enfile mes raquettes et je commence l'ascension. Le temps est froid et venteux, mais dans la forêt et avec la pente soutenue, je ne ressens rien de tout cela. Ce n'était que partie remise, puisque lorsque j'arrive au sommet, et que mon corps cesse de bouger, le froid s'installe rapidement dans mes vêtements. La scène est belle, le soleil se couche dans quelques instants. Il faut dire qu'avec l'heure que j'ai perdu au début de mon voyage, c'est mon heure de préparation au sommet qui s'est envolée. Avec le froid et le vent, je ne suis pas trop déçu d'être plus serré dans le temps.

Je trouve rapidement des compositions et des sujets intéressants. Les arbres ont de la neige givrée sur eux, mais pas comme une année "normale". Les photos sont rapidement terminées. Je début la descente en passant par le refuge situé au sommet. J'y entre pour me réchauffer un peu et faire sécher mes vêtements. Une braise est encore présente dans le poêle à bois. Je ravive le feu en étendant mes vêtements (une chance que je suis seul!). Je prend le temps de bien manger, et je redescend à la noirceur. Au pied, des activités sont organisées (c'est la semaine de relâche), donc une randonnée au flambeau. L'ambiance est particulièrement agréable.

Je retourne donc à ma voiture avec quelques bonnes images. Je prend la route vers St-Benoit-du-Lac ou je passerai la nuit et irai faire des photos le lendemain.

EXIF de l'image : 
Nikon D800 + 16-35 F4 @ 16mm
ISO 400, F16, 1/250s